Une marge étroite
Que devrait donc faire Barack Obama pour donner satisfaction à tous les bien-pensants, lui qui doit assumer le pire des héritages politiques: une crise financière, bancaire, économique et sociale effroyable ainsi que deux guerres sans espoir aucun d’être gagnées?
DANIÈLE FONCK
dfonck@tageblatt.lu
Le président démocrate, prix Nobel de la paix malgré lui, n’aurait qu’à retirer tous les soldats d’Irak et d’Afghanistan? Pour en faire quoi? Des chômeurs supplémentaires?
Obama fait ce qu’il peut, parce que la politique au quotidien, c’est aussi l’art du faisable. Il procède donc par étapes. D’abord en quittant l’Irak où les Etats-Unis de Bush jr ont fait un triste tour de manège sous le prétexte d’arguments mensongers voire falsifiés.
Il renforce, provisoirement, le contingent en Afghanistan, sous égide onusienne, avec toutefois une double réserve:
a) les troupes sur place auront une mission, „l’afghanisation“ du pays,
b) un calendrier de retrait d’ores et déjà annoncé.
Or „l’afghanisation“, rien à voir avec la „finlandisation“, n’est rien d’autre qu’une sorte de „vietnamisation“. Qu’on se souvienne de l’époque: ce fut tout simplement le début de la fin.





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