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Ecole fondamentale: "Il faut du temps pour s'adapter"

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image Mady Delvaux-Stehres (Photo: Finzi)

Après un premier trimestre de mise en oeuvre de la réforme sujette à l‘école fondamentale, la ministre de l’Education, Mady Delvaux, réaffirme son enthousiasme quant à l'efficacité de ce glissement pédagogique et organisationnel entrainé par la nouvelle réforme.

A titre de rappel, l’objectif de la nouvelle réforme cherche à donner une image plus précise des compétences de l'élève et ce, afin de canaliser les efforts de ce dernier sur ses points faibles. Pour ce faire, le premier et le deuxième cycle ont dès lors déjà introduit un substitut au bulletin traditionnel lequel était basé sur une évaluation par notes.

Désormais, les compétences des élèves seront évaluées sur une échelle de un à neuf sur base de 61 « compétences fondamentales » (pour le deuxième cycle).
Ainsi, suite au premier trimestre de l’année 2009-2010, l‘évaluation des 29‘000 élèves du premier et deuxième cycle se fera sur base de ces nouveaux instruments d‘évaluation connus désormais sous la dénomination du "bilan intermédiaire" et du "bilan de fin de cycle".

La ministre de l’Education espère ainsi que les difficultés des différents élèves pourront mieux être identifiées afin de concentrer les efforts de ces derniers sur leurs points faibles lors des cours d’appui.

En ce qui concerne ces cours d’appui, un réglement grand-ducal prévoit que chaque instituteur doit en principe assurer 60 heures de cours d’appui par an, ce qui correspond à une heure et demie par semaine.

Impliquer les parents

Dans ce même cadre, la réforme prévoit aussi que les instituteurs doivent consacrer 60 heures par an aux réunions avec les parents d‘élèves et ce, particulièrement après la présentation du bulletin intermédiaire. Cette intensification du contact entre les parents d'élèves et le corps des enseignants doit ainsi permettre de dégager une prise de conscience claire des difficultés scolaires de l'enfant afin de remédier à ces dernières par des efforts concertés.

Enfin, Mady Delvaux a aussi relancé un appel au recrutement de remplaçants de courte durée. Car en effet, depuis la réforme, la gestion du personnel se fait directement via le ministère et non plus avec les autorités communales. Ce dernier changement est selon la ministre de l’Education "une des causes principales expliquant l’indisponibilité de nombreux remplaçants". La réforme introduit ainsi de nouvelles procédures administratives, ainsi que la possibilité d’assigner les remplaçants au sein d'écoles qui se situent en dehors de leur commune.

4'835 instituteurs

A titre d’information, le Grand-Duché compte 4‘835 instituteurs affectés à l’enseignement fondamental, ainsi que 300 remplaçants de courte durée ce qui est selon la ministre de l’Education, « insuffisant ».

Parmi ce corps des enseignants, tous ne partagent pas l’enthousiasme de la ministre de l’Education quant à la réforme. Face à ces critiques, la ministre répond qu’il s’agit avant tout d’un problème d’adaptation des enseignants face à la rupture avec l’enseignement traditionnel. (You)


Exemplaire du bilan intermédiaire pour le deuxième cycle.

De plus amples explications sur la réforme disponbile ici 

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